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LACIM au MALI

Projets d'hydraulique villageoise - Toutes zones -

puits forage

Pas de vie possible sans eau . Dans les zones 1 et 2 , beaucoup de concessions ont leur propre puits familial mais généralement il tarit pendant la saison sèche , à partir de février . Ensuite , les populations s'approvisionnaient dans les puits traditionnels villageois mais beaucoup tarissent aussi .

De nombreuses ONG s'efforcent donc de fournir un point d'eau permanent . LACIM participe à cet effort d'équipement. On considère qu'un point d'eau peut couvrir les besoins d'une population de 400 Habitants

La meilleure solution pour garantir une eau potable est un forage. Le premier problème est le coût très élevé ( 10 à 15 000 Euros suivant la profondeur soit plus de 10 fois le coût de ce même forage en INDE ). Personne n'est capable de fournir d'explication rationnelle à cette différence.

Le débit dépend de la nappe phréatique atteinte. Le projet comporte toujours une étude de géophysique et d'hydrogéologie qui peut être parfois très complexe en terrain rocheux.

Le forage peut être équipé d'une pompe manuelle. Il en existe pour des profondeurs atteignant 100 mètres et cela peut être le cas en zone 3. Avec une moto-pompe électrique à alimentation solaire et un réservoir, on peut aussi réaliser des mini-adductions d'eau. Dans tous les cas on se heurte au second problème qui est la maintenance de la pompe. La raison est d'abord culturelle: l'eau est un bien vital ( on offre de l'eau au visiteur qui arrive ) donc gratuit. Tous les organismes se heurtent à cette conviction profondément ancrée dans les mentalités et donc à la difficulté de mettre en place des comités de gestion de l'eau avec des ressources suffisantes, ceci malgré toute les actions de sensibilisation qui ont accompagné les réalisations depuis 10 ans. L'autre raison est le manque de connaissances techniques des intervenants locaux, ceci malgré les efforts de formation.

Le résultat est que plus de 50% des équipements de forage sont en panne. LACIM réalise fréquemment des changements de pompes très anciennes ( 20 ans et plus ) et laissées à l'abandon.

L'autre solution est le puits à grand diamètre ( diamètre intérieur 1,80 mètre ). Cette solution a la faveur des populations ( gratuité et pas de file d'attente car plusieurs personnes peuvent se servir simultanément ). En zones 1 et 2, le puits est entouré d'une aire bétonnée clôturée pour éviter la pollution, avec un abreuvoir à environ 10 mètres. L'exhaure se fait de façon manuelle avec des " puisettes ", si la profondeur n'est pas trop grande. Au-delà de 40 à 50 mètres, l'exhaure se fait avec un âne ou un dromadaire ( surtout zone 3 ). Le risque de pollution est alors très sérieux ( déjections animales entraînées dans l'eau par les cordes ).

Le coût d'un puits est plus élevé que le forage au-delà de 30 à 35 mètres.

 

En raison des coûts très élevés LACIM s'efforce de travailler en partenariat et recherche des subventions . La dernière grande opération ( budget de 80 000 Euros ) a eu lieu dans la commune de BAYE proche du BURKINA FASO ( sud zone 2 ) avec des financements du Grand Lyon, de Véolia et de la Région Auvergne :1 forage , remplacement de 5 pompes , creusement de 2 puits et réhabilitation d'un autre .