LACIM une action durable et solidaire dans le monde !

CARICE

Correspondants : Sœur Marie Thérèse ( A.M.I.) ; Pierre Gilles ORINES, technicien agricole

Ce jumelage est exemple intéressant dans la mesure où l'aide à des structures comme le Centre de Nutrition et l'éducation des petits enfants se conjugue à des actions de développement permettant aux familles de mieux se nourrir, et de bénéficier de petits revenus.

Carice est un bourg situé dans les montagnes du Sud Est du pays. Complètement enclavé, avec des déplacements très difficiles. La population est de 15000 à 20000 habitants.

Le Centre " Ti Moun Byen Vini " :

En 1987, à l'arrivée de Sœur Marie Thérèse, il existait un dispensaire. L'équipe s'est rendue compte que, soigner des enfants, alors qu'ils souffraient de malnutrition n'était pas logique.

Le Centre contre la malnutrition a donc vu le jour, financé en partie par LACIM (comités de Montbenoît (Doubs) et de Réquista (Aveyron)). Le programme nutritionnel est à base de lait, enrichi avec de l'huile et du sucre. Il est adapté à l'âge et aux besoins de chaque enfant.

La commune de Carice étant très étendue (25 km2), le Centre a 5 lieux de rencontres moniteurs/parents, dans les différents hameaux du village : ce sont ainsi les moniteurs et monitrices qui se déplacent, le plus souvent à pied, les pistes étant très difficiles, surtout en période de pluie.

Ce sont les protéines qui manquent dans l'alimentation : il n'y a que peu de viande et pas de produit laitiers. D'où l'encouragement à utiliser les protéines des céréales (riz, maïs, mil) avec des haricots en grains (le plat s'appelle " Akamil "). En 2011, la difficulté est l'obtention de nourriture, les grandes ONG faisant défaut.

Le Centre s'est développé : début 2010, 457 enfants étaient accueillis : les enfants malnutris sont repérés, nourris, au cours d'une première visite à domicile, ce qui montre aux parents que leur sort est pris au sérieux et les incite à venir au Centre. Dans la mesure des moyens, d'autres enfants moins malheureus sont accueillis. Les mamans sont formées pour toutes les tâches qui leur incombe dans leur vie. Toutes ces actions se font maintenant au sein du CTBV, Centre Timoun Byen Vini (pour que les enfants se portent bien).

C'est une équipe de 33 employés, personnel de gestion, moniteurs et monitrices , cuisinières, dirigée par la Sœur, qui encadre 464 enfants de 0 à 6 a,s et 410 familles.

La fabrication du "mayi-ji"

Il s'agit d'une poudre constituée par du maïs, des arachides, du sésame et du sucre.

Lors d'une visite en janvier 2010, des représentants de LACIM ont pu voir tout la chaîne de fabrication, allant du tri des grains de maïs à la mise en sachets de la poudre, en passant par le grillage, le vannage, broyage des différents éléments. Après le séisme, la fabrication s'était arrêtée mais a repris.

43 personnes y travaillent, en tournant sur les différents postes.

L'entreprise est maintenant autonome. LACIM finance uniquement la formation du responsable.

Les jardins maraîchers

En 2007, la Sœur a embauché un technicien agricole bien formé, Orinès ; il visite les familles, les incite à créer un jardin et leur donne conseils. Il développe la fabrication de compost. La condition pour que cette aide existe est qu'il y ait des latrines et une " potagère " (cuisinière à feu fermé). LACIM finance son salaire et les semences et a pu fournir à Orinès une moto, moyen de déplacement indispensable pour aller dans les hameaux reculés. 236 familles sont ainsi touchées.

Le but est que les familles arrivent à être autonomes, en vendant une partie de leur récolte. Déjà il semblerait que les enfants se portent mieux en mangeant plus équilibré.

La coopérative de planteurs d'arachides.

En 2009, le même Orinès a créé une coopérative de planeurs d'arachides. Ils sont maintenant 23 familles à en bénéficier.

LACIM a financé un ordinateur portable et un appareil de projection pour pouvoir faire la formation des agriculteurs.…

Un élevage de lapins commence à voir le jour.

Une correspondance régulière se fait par mails entre la Sœur et Orinès d'une part, et les Comités français, au nombre de 5 maintenant. Internet, alimenté par l'énergie photovoltaïque ou par un générateur est un précieux outil.