LACIM une action durable et solidaire dans le monde !

LACIM au MALI

paysage situation

Présentation rapide du Mali


Superficie : 1 240 192 Km2 mais 70% de zones désertiques ou semi désertiques .
Population : environ 14 Millions d'habitants
Capitale : Bamako 1,4 Million
Principales villes : Ségou , Mopti , Kayes
Fleuves : le Niger traverse tout le Pays d'ouest en est. Affluent principal : le Bani .
Autre fleuve à l'ouest : le Sénégal
Nombreuses ethnies : bambara ( majoritaire avec 36% de la population ), malinké , sarakolé , toucouleur , peul , songhoï , touareg , maure , bozo , dogon , etc.
Pas de conflit inter ethnique.
Langues : langue officielle et enseignement en français ;
langue d'échange : le bambara ;
10 langues régionales correspondant aux ethnies.
Administration : 8 Régions,
47 Cercles (nos départements),
703 communes.
Une réforme au niveau des Cercles et Régions est prévue fin 2012.
Régime politique : démocratie stable
Monnaie : Franc Cfa — 1 Euro vaut 656 Fcfa

Climat

Désertique au Nord (zone saharienne), sahélien et soudano-sahélien pour les zones de culture

Pluviométrie : 150 mm en zone saharienne à 900 mm au Sud-Ouest

2 saisons très marquées :

  • saison sèche de novembre à mai (saison chaude de mars à mai avec des températures maxima diurnes de 40 à 45 °C)
  • saison des pluies («hivernage») en régime de mousson de juin à octobre avec un pic de précipitations en juillet-août

Ressources principales

  • Agriculture : céréales (mil, sorgho, maïs, riz), arachide, coton (après une crise, le Mali ambitionne de redevenir avec 500.000 t de coton-graine le 2ème producteur africain après l'Egypte)
  • Elevage : bovins, chèvres, moutons, chameaux
  • Fruits (mangues) et légumes, karité
  • Pêche dans les fleuves (ressource importante)
  • Mines d'or
  • Le Mali produit son électricité (barrages de Manantali sur le Sénégal et de Sélingué sur un affluent du Niger).
  • Pas de cimenterie (2 en construction)

Sécurité

Du fait des actions de l'AQMI (Al Queida au Maghreb islamique) le Mali est considéré comme Pays à risque. Se renseigner.

 

Lacim au Mali

Au 30 septembre 2011 : 86 jumelages en milieu rural soit environ 75.000 personnes

Financements (élaboration des projets et suivi inclus) :

2009 373.374 €(dont 80.000 Euros pour une opération d'hydraulique exceptionnelle dans la commune de Baye)
2010 310.626 € 

Notre association est présente dans ce pays depuis 1975. Il s'agissait alors de venir en aide à des populations rurales qui venaient de souffrir de disette sévère après des années de sécheresse.

Les actions jusqu'à la fin des années 90 ont porté essentiellement sur l'accès à l'eau (puits et forages), les infrastructures de base (écoles , maternités), les équipements simples (moulins à mil , matériels agricoles), les banques de céréales et les magasins communautaires.

Depuis, les projets se sont diversifiés avec pour objectif de mieux associer les femmes au processus de développement et d'accroître les revenus familiaux.

Cela s'est traduit par une proposition d'alphabétisation fonctionnelle de toutes les femmes volontaires (plus de 6.000 à ce jour), des microcrédits à leur disposition dans tous les villages, leur mise systématique en situation de responsabilité pour la gestion de ce qui les concerne plus directement tel que les maternités (zone 1) et les moulins à mil. On ne peut que se réjouir des résultats.

Pour les hommes, nous avons démarré en 2007 un programme «d'agriculture durable» qui consistait en la production de compost pour la culture des céréales. Cela a permis de pratiquement doubler les rendements et d'atteindre 1200 Kg à 1500 Kg/Ha avec les semences traditionnelles. Sur la saison 2009-2010, nous avons démontré à grande échelle qu'avec des semences améliorées et adaptées (cycle court) on pouvait atteindre des rendements entre 3.000 et 4.000 Kg en maïs et sorgho.

Ainsi les familles qui produisaient péniblement des céréales à hauteur de 6 à 9 mois de consommation familiale vont par leur travail et avec des conditions climatiques normales pouvoir devenir excédentaires.

En novembre 2011, ce sont près de 1.600 agriculteurs qui sont équipés et encadrés pour développer cette production de compost dont l'usage va être étendu aux autres cultures.

Pour les femmes, partout où c'est possible, nous avons créé des périmètres maraîchers dont l'exploitation permet de mieux nourrir la famille et de disposer de petits revenus avec la vente des excédents (oignons, tomates, aubergines, etc.).

 

L'histoire a fait que nous sommes présents dans 3 zones.


Zone 1 : Bamako  46 jumelages

Mali

Pluviométrie : 600 à 900 mm du Nord au Sud

  • 10 vers l'Ouest, proches de la route Bamako-Kita (210 Km)
  • 13 vers le Nord, proches de la route Bamako-Kolokani (105 Km)
  • 23 au Nord-Ouest (entre les 2 axes)

Durant ces 5 dernières années, les routes citées ont été goudronnées, ce qui facilite beaucoup notre travail. Par contre, entre les 2 routes, les pistes peuvent être très mauvaises et beaucoup de villages ne sont accessibles qu'en 4x4 ou en moto tout terrain.

Zone 2 : Mopti  20 jumelages

Pluviométrie : 500 à 600 mm

  • 9 à 120 Km au Sud dans la commune de Baye (frontière du Burkina)
  • 5 à 150 Km à l'Est dans la commune de Dangol-Boré
  • 6 à 100 Km au Nord-Ouest dans le delta intérieur des fleuves Niger et Bani

Avec un 4x4, les villages du delta ne sont accessibles que de février à début juin.

Zone 3 : Gao  20 jumelages dans les Cercles de Gao et Ansongo

Pluviométrie : 250 mm

A noter à Gao la construction d'un pont sur le Niger (axe Mopti-Gao) et la réalisation d'une route goudronnée Gao-Niamey qui facilite beaucoup les relations vers le Sud.


Nos actions au Mali sont sous la responsabilité de Niantigui Dembélé ingénieur en génie rural basé à Bamako . Il est assisté de Yoro Haïdara (basé aussi à Bamako) technicien en génie rural et de Ismaril Ag Agali Moussa technicien en agriculture basé à Gao . Tout le monde parle le bambara. Yoro parle le peul et Ismaril le tamascheq. Pour les nombreuses visites de terrain que nécessite l'activité, nous disposons de 2 véhicules 4x4 et d'une moto tout terrain.

Chaque zone (sauf actuellement celle de Gao pour des raisons de sécurité) est visitée 1 ou 2 fois par an par des membres du Conseil d'Administration.

 

Pour une bonne compréhension de la situation

Ce qui va être décrit ci-dessous correspond à la situation de la majorité des villages des zones 1 et 2 avant la mise en oeuvre de différents projets .

La plupart des familles ne produisaient pas suffisamment de céréales pour couvrir leurs besoins . Avec une pluviométrie normale, la production couvrait au mieux 6 à 9 mois . En cas de sécheresse, c'était la disette pendant la " période de soudure ",voire la famine pour les femmes et les enfants car pendant cette période de culture de juin à septembre, la nourriture était réservée en priorité aux travailleurs dans les champs.

Les revenus familiaux étaient complétés entre autres par :

  • les cultures de rente, arachides ( souvent les femmes ), sésame, coton ( mais le secteur a été en crise pendant 5 ans )
  • le maraîchage dans les bas-fonds lorsque c'est possible, le manioc et des productions diverses ( courges, pastèques, dah, etc … )
  • vente de bois et charbon de bois, donc déforestation ( zone 1 : phénomène accru avec les facilités de transport offertes par les nouvelles routes ) .
  • production de beurre de karité ( zone 1 )
  • " petit commerce " par les femmes sur les marchés .

Pendant la saison sèche de janvier à mai, il y a peu d'occupations lucratives dans les villages . Faisant appel à la solidarité familiale pour se loger ( tous les villages ont des ressortissants dans les villes ), les jeunes hommes partaient en ville ( main d'oeuvre non qualifiée pour la construction et les travaux publics ) ou dans les plantations en Côte d'Ivoire ( sauf ces dernières années du fait du conflit ) . Les jeunes filles allaient aussi en ville comme " bonnes à tout faire " avec les risques que cela comporte . Elles étaient presque toujours exploitées par leurs employeurs . Elles étaient nourries et logées( parfois très mal ) mais elles devaient souvent travailler de 6H à 21H avec peu de repos, pour un " salaire " mensuel de 5 000 Fcfa à 10 000 Fcfa .

Mais, en tout état de cause, tous ces jeunes n'étaient plus à la charge du village ...

LACIM a progressivement mis au point une stratégie pour améliorer la situation des villages jumelés et depuis 2002, en zones 1 et 2, LACIM travaille en partenariat avec une ONG Malienne GAE SAHEL pour l'élaboration et la mise en oeuvre de nombreux projets. Contrairement à beaucoup d'autres, cette ONG a vraiment pour objectif de venir en aide aux populations ( et pas d'enrichir ses dirigeants ) .

Liste des thèmes et projets décrits ci-après et susceptibles d'être consultés :

 

Conclusion

LACIM s'intéresse à tous les aspects de la vie des populations dans un village ou un site . LACIM est convaincue qu'il faut du temps pour changer les mentalités et les habitudes culturelles . Pour nous, c'est seulement en accompagnant les villageois pendant de nombreuses années que les projets peuvent s'enraciner et qu'il est possible de surmonter les obstacles pour atteindre une véritable autonomie de développement . Et pendant ce temps l'amitié peut se développer .

 
Cartes réalisées d'après le World Factbook de la CIA